Remue-méninges, remue-ménage...
C'est fifty-fifty, il n'y a pas à tortiller...
2010 semblait commencer dans un train-train bon enfant chez la FatalChantal, petite Mémère appliquée à ses tâches habituelles d'employée de bureau, enquêtrice à ses heures, mère de famille débordée (mais aimante) pseudo-comptable besogneuse et... surtout... rêveuse invétérée !
C'était sans compter sur les hasards...
Par exemple, ses lectures, de Soeur Emmanuelle à Kasuo Ishiguro en passant par la blogosphère (devenue incontournable) ont commencé à opérer des changements sous son crâne... envies d'autres choses, d'autres idées, d'autres styles et points de vues.
Et puis, quand une funeste nouvelle (le crabe...) est tombée sur des gens qu'elle aime, "des" qui lui ressemblent (un peu) qui sont de sa génération, qu'elle côtoie quasi au quotidien, d'autres changements se sont faits, dans son coeur, dans ses tripes, ceux-là... Et la voix en dehans de hurler : "Carpe Diem, bordel !"
Là, elle comprend, Mémère, qu'il est urgent de voir la vie autrement, de lâcher prise ou plutôt, de faire lâcher prise au perpétuel contre la montre, à l'hésitation, à l'inquiétude, au manque de confiance en soi, au questionnement, à l'application de la bonne élève, aux doutes... Il est grand temps de regarder la vie en face avec ses fardeaux mais aussi sa légèreté et ses couleurs, sans plus tergiverser ni se lamenter sur ce qui n'est pas fait ou reste à finir, sur ce qu'il aurait fallu faire ou sur "comment on voudrait être"...
Et pourquoi pas, pour commencer, bannir les verbes conjugués au passé et au conditionnel ? Un prof de français passant par ces lignes serait bienvenu de me donner son point de vue, tiens !
De ce remue-méninges dont je vous épargne les détails, les allers-retours et les atermoiements (ça ne se passe pas en un quart de tour, non plus...) est né le besoin de remue-ménage. Allez, je me prends en main, je ne fais plus l'autruche, je traite le tout-venant en deux coups de cuillère à pot, sans forcer ET avec le sourire...
Tâches ménagères, rangement, nettoyage, tri, paperasses, aussi efficace qu'une professionnelle... Je purifie l'extérieur et ça fait du bien à l'intérieur ! En quelques mots : je mets du coeur à l'ouvrage et c'est tellement positif que j'ai chaque jour plus de force et de bonne humeur pour affronter les imprévus et les contretemps jusque là si perturbants !
Paradoxalement, je trouve assez de temps pour des ouvrages que je mourais d'envie de réaliser mais que je croyais d'un trop haut niveau pour moi. De nouvelles idées jaillissent. Je laisse aussi tomber ma sacro-sainte culpabilité concernant mes encours (c'est pas eux qui vont me faire un procès, hé !)
Et je vais, je cours, je vole vers ce que j'ai envie de faire.
Et ça donne ça :
Et ça :
Et puis ça :
Et ça aussi :
Et encore ça :
(Ce dernier projet grâce à Niaouly et ses "riens", comme elle dit)
Et ça :
Et enfin ça :
Tout cela ne s'est pas fait en 12 jours, vous vous en doutez bien. Les sacs en tissu et celui au crochet ont été offerts à Noël aux copines des filles. Sacs que j'ai créés en mélangeant deux modèles : un de Amy Butler et un de Facile Cécile. Pas évident quand on n'est pas couturière mais joli challenge et résultat satisfaisant !
Les emplettes (fils, rubans, dentelles et passementeries) sont arrivées en fin d'année et m'ont permis de réaliser la trousse dont Nath de Gypsie Vintage nous avait offert le patron via son blog. Le porte-clé, l'écharpe et "Les Vieux de la Vieille" sont millésimés 2010. Un bon début, je trouve...
Niaouly m'a envoyé un énorme colis de laines, de dentelles, boutons, cotons, bonbons et gâteaux, des "riens" dit-elle... Ne me fais pas rire, tu m'as gâtée au possible ! Les laines m'ont tout de suite inspiré des carrés au crochet pour un plaid à l'ancienne au nom qui lui va bien : Les Vieux de la Vieille. Vieux, parce que ces carrés sont nommés Granny qui siginifie Grand-Mère et "de la vieille" parce que j'en suis l'auteur et que La Vieille ici, c'est MWA ! Titre hautement honorifique sous ce toit, n'allez pas vous effaroucher...
Sur sa lancée, Pucinette qui m'avait autant surprise que gâtée avec une belle écharpe-flocons bleue, a tricoté deux autres écharpes pour Marion et Nina, l'une prune, l'autre rouge. Impossible de les photographier, ces gazelles... jamais tranquilles, toujours par monts et par vaux, l'écharpe autour du cou comme il se doit. Un très grand merci à toi, Pucinette discrète brodeuse qui n'as pas encore de blog et dont on aimerait voir les ouvrages un jour...
Vous avez dû remarquer que mes montages photos se sont améliorés... Bon, je croise les doigts car au moment où j'écris cela, je n'ai pas encore édité et peut-être que ça va passer tout de travers, au final... On verra ! (sur le brouillon, ça a l'air pas mal, mais est-ce le reflet de l'édition ?)
J'aurais eu plein d'autres choses à vous dire ce soir mais je crains de dépasser les "bornes des limites". Entre autres sujets, j'aurais aimé vous parler de mon érable, de mes dernières lectures, de mon projet de rencontre avec Nath prévu pour très bientôt (car annulé vendredi dernier pour cause de neige) de la proposition de Fanchon et de ce qu'elle m'inspire (le Livre de Joie) et puis tout ce que j'oublie, tant ma vie est faite de surprises.
On pourrait y passer des heures et des heures, si on n'avait pas à penser à demain, hé ! Soyons raisonnables (malgré tout ce qui a été écrit plus haut) et retirons-nous sur la pointe des pieds, tout doucement et comme à regret...
Je vous dis à très bientôt, je vous embrasse et je pense bien à vous. Merci de m'avoir suivie jusqu'ici !






