Il y a tout juste trois ans, nous vivions notre première journée de l'après-tempête ; souvenez-vous, Klaus avait accompli son oeuvre dévastatrice ; nous, Landais, étions comme coupés du monde : forêts ravagées, campagnes privées d'électricité, coupures d'eau, etc...

Je n'ai pas l'habitude de remuer ainsi les souvenirs, en particulier quand ils sont moroses, et pourtant, je ne peux m'empêcher de faire un rapprochement relativement audacieux, je le concède, avec ce que je vis depuis quelques semaines sur le plan professionnel...

Des nouvelles concernant mon poste de travail, mauvaises ou du moins, passablement inquiétantes, sont mon lot quotidien depuis exactement un mois... Question de budget, dit-on... Je vais tenter de ne pas trop creuser la question sur cette page qui n'a jamais été destinée au parler triste, au parler négatif, mais tout ce que je peux vous dire, c'est que je me sens relativement écrasée par l'incertitude et la peur du lendemain...

Moi qui me croyais à l'abri, si j'ose dire,  pour les cinq années à venir, puisque les Grands Esprits qui nous dirigent avaient  décidé de braquer le projecteur sur les résultats de mes travaux (pas que les miens, bien sûr, il s'agit d'une directive concernant mes homologues à travers le pays) je déchante aujourd'hui, alors que pendant plusieurs mois, je m'étais senti pousser des ailes, motivée comme jamais pour rendre un travail impeccable et plus encore, si possible...

En me relisant, je me rends compte que mon histoire est bien nébuleuse, quand on n'adopte pas le charabia technique et donc soporifique pour quiconque n'est pas de la partie ! Mais je suis sûre que vous comprenez le raccourci que je faisais au début de ce billet, avec Klaus et ses ravages, ainsi que la teneur du titre de mon billet...

En attendant que je me remette, ce qui je le souhaite se fera peu à peu, bon gré, mal gré, en croisant les doigts (au point de me les briser un à un) pour ne pas craquer, ne pas m'étioler, ne pas sombrer dans la neurasthénie, si ce que je sens venir s'avère exact (comment une vieille comme moi, avec 35 ans d'ancienneté pourrait-elle se tromper ? C'est pourtant ce que je souhaite de tout mon cœur, pour une fois...) en attendant d'aller mieux, donc, j'ai laissé bien des plaisirs en suspens, tentant par mon "enfermement", de retrouver la forme morale, lisant moyennement, écrivant peu, crochetant encore moins, n'osant commencer aucun ouvrage de grande envergure (comme si ça allait changer quelque chose au problème, pfff...)

Je vous promets que je vais me secouer, me bouger, me relever et puis sourire, peut-être même en rire, de tout cela, comme d'une bonne farce... J'ai toujours pensé qu'il fallait s'arranger pour ne pas subir les évènements (même si c'est le cas) et faire en sorte d'être l'artisan des choses de sa propre vie, prendre le dessus, s'approprier le destin, quoi... Après tout, il n'y a (probablement) pas maladie, il n'y a pas handicap, alors....

Bon, après cette trop longue introduction, revenons à nos moutons, ou plutôt  à leurs fibres bien-aimées !

Pas grand-chose au programme, mes chères, juste deux ouvrages commencés en 2011 et terminés au début de ce mois :

PLAID MULTICO

Plaid multicolore doublé de polaire, bien chaud et tout vibrant de ses couleurs...

 

 

CHAUFFE COU HALF GRANNY

Mini "half giant granny"...

CHAUFFE COU

... à porter en chauffe-cou, c'est pour ça qu'il est mini, le "half giant" !

(ne vous fiez pas à mon air triste, c'est juste parce que je me concentre pour faire une bonne photo devant la glace)

Ce petit ouvrage est destiné à une association où je me suis inscrite depuis la rentrée dernière et dont je vous parlerai plus longuement une autre fois, car il y a énormément de choses à raconter, là encore...

 

Et puis, pour terminer avec les ouvrages, je vous présente deux souvenirs extraits de la caverne d'Ali Baba de ma mère qui conserve tout, tout, tout, avec une ferveur, un soin, un respect des plus touchants :

 

BONBONNIERE

Bonbonnière années 70, crochetée maison (ma mère ou moi)

Combien en avons-nous réalisées ? Des dizaines et des dizaines, c'est sûr et certain, c'était à la mode et ça plaisait beaucoup !!!!

 

COEUR EN FEUTRINE

Année 72, en 5ème au lycée Charles Despiau...

Pique-aiguille en feutrine proposé par la prof de travaux manuels.

"FatalChantal jeune" décide de n'en faire qu'à sa tête et décore les morceaux de feutrine très, très, mais vraiment très mal cousus, d'une fleur dans un carré : premiers pas vers.... ah, la la...... 

 

Bon, c'est tout pour aujourd'hui, je suis bien satisfaite de ce petit intermède écriture dont je ne me serais pas crue capable ce matin-même tant j'étais encore mal dans ma tête... Vrai, occuper ses mains et/ou son esprit, ça a du bon, merci Amélie pour cette suggestion positive que je prodigue en général aux autres mais dont je n'aurais su profiter moi-même sans ton coup de pouce !

 

Oups ! Avant de vous  laisser, je vous informe que Cythère fête les 2 ans de son blog et qu'elle nous a concocté un joli ouvrage que je vous laisse découvrir chez elle...

 

CYTHERE

 

Pour finir sur une note très positive : l'avenir professionnel des filles semble prendre une tournure qui va dans le sens de leurs ambitions ! Ne mettons pas la charrue avant les boeufs, attendons encore pour tirer un feu d'artifice verbal, mais promis, je vous raconterai mes petits bonheurs de ce côté-là...

Quant au "Blog à 4 mains", c'est décidé, c'est son titre, il prend doucement forme et sera mis en ligne dès que Marion aura retrouvé une photo qui lui tient beaucoup à coeur et qu'elle veut faire figurer le jour de "l'inauguration" du-dit blog...

Un grand merci à tous et toutes pour votre patience et votre attention, je vous embrasse bien fort et vous adresse mes bienveillantes pensées, à très bientôt !!!!!