Pour commencer, je tiens à vous adresser à toutes un grand merci très sincère pour les mots de  soutien que vous m'avez adressés à la suite de mon précédent article, ceux laissés sur les pages de ce blog, ceux laissés dans ma messagerie personnelle, ceux laissés sur le répondeur de mon portable... Toutes vos attentions m'ont fait chaud au coeur, très chaud, vraiment, et m'ont redonné l'énergie qui commençait à me faire défaut.

Chacune à sa manière a apporté un éclairage sur mes tracas, a braqué un projecteur sur des facettes du problème que je n'avais pas entrevues, trop submergée que j'étais par la surprise, le désarroi...

Ce qui fait que lorsque j'a dû répondre au pied levé (ah, les méthodes de nos patrons !) à la convocation de ma DRH, j'ai grimpé les 2 étages qui séparent son bureau du mien, les mains dans les poches, la tête claire, le coeur ne battant même pas la chamade, réaction de froideur et de lucidité à laquelle moi la belle première je ne m'attendais pas !

Evidemment, ça ne s'est pas bien passé, vous vous en doutez, mais je n'ai pas cédé un pouce de terrain et j'ai dit ce que j'avais à dire, sourire de crocodile affiché bien large... Balle au centre, on la rejoue un peu plus tard, une fois l'affaire présentée en CODIR (comprendre : comité de direction)

Ah, juste un détail pour vous donner une idée du "niveau", voici mot pour mot comment j'ai décrit mon ressenti au sujet du service dans lequel je travaille depuis presque 10 ans : "je travaille au sein d'une équipe solidaire, avec des gens aussi intelligents qu'intéressants..."

Si vous aviez vu le bond que ma DRH a fait sur sa chaise ! Quant à son appréciation, je vous laisse juges, la voici, elle aussi, mot pour mot : "eh bien, je vais bien me garder de répéter à l'extérieur ce que tu viens de dire là !"

Que voulez-vous, mes chères, un sous-fifre de mon acabit n'a pas à jouer les prétentieuses devant la "haute autorité" en abordant des sujets tels que : l'intelligence, la solidarité, entre autres... Pouah !!!! Beurk, beurk, beurk, beurk........

Eh bien, moi, Chantal, alias Madame Sous-Fifre, j'ai la prétention de me sentir vraiment mieux dans ma vie, dans ma tête, dans mon coeur que ces gens-là qui se croient intouchables et ne savent s'exprimer autrement que par la langue de bois et les formules prémâchées !

Je suis plutôt fière de ma situation qui me permet aujourd'hui plus que jamais de dire quand j'en ressens l'évidence : le roi est nu ! (les familiers des contes d'Andersen, me comprendront, sinon, relisez à l'occasion "Les habits neufs de l'empereur", on étudiait ça au CE1, de mon temps...)

Bon, voilà pour le premier round, la suite au prochain numéro !

Cette semaine, j'hiberne ; encore une histoire à dormir debout qui m'arrive là...

Samedi dernier, je sens arriver un rhume et j'achète en pharmacie un médicament supposé me guérir en 4 jours... Dimanche soir, en plein "trip", complètement à côté de mes pompes, au lieu de trouver le repos, je passe une nuit blanche ! Blanche ma nuit, aussi blanche que mon teint le lundi matin : je ressemble à un navet, je me fais si peur que je décide de me reposer une journée...

N'allant pas mieux mardi matin, je vais chez le docteur.. qui me prescrit 1 jour d'arrêt de travail ! Merci ô bon docteur, je fais comment pour remonter la pente ? Je prends donc quelques jours de congés pour me retaper la santé en bullant dans ma Gitanie, crochet en main, mille pelotes (au moins) dans des boîtes tout autour de moi, plein de projets en tête (ah, ça côté tête, ça marche bien, ça va même tout seul, hé !)

Samedi dernier, quel bol, je n'étais pas encore tout à fait malade, Sylvie qui passait par Mont de Marsan, m'a fait le grand plaisir de me rejoindre au Renoir, un café où je me pose de temps à autre en attendant que Tom ait fini sa séance de BMX...

Elle me trouve devant ma théière, crochet en main, quelques pelotes sur la table, en train de réaliser quelques carrés Old América... Je lui explique que depuis mes déboires professionnels je me suis réfugiée dans ce type d'ouvrages gais, colorés, faciles et que l'idée me trotte dans la tête d'en faire 2 par jour, jusqu'au 31 décembre, histoire de vider les fonds de tiroirs tout en m'amusant sans limite !

Certains carrés trouveront un emploi au fil du temps, d'autres resteront en attente pour 2013 et l'inspiration du moment : plaid, sacs, coussins, cubes, trousses, couvre boites à mouchoirs, que sais-je encore...

Sylvie trouve l'idée intéressante et décide de se lancer dans l'aventure. Elle rêve de se faire un plaid, je rêve déjà de ce qui va naître de ses doigts...

Elle mènera son projet comme bon lui semble, comme je mènerai le mien aussi. Il n'y a pas de challenge, pas de défi, aucune rivalité mais beaucoup d'émulation de part et d'autre et je n'en doute pas, de temps à autre, du partage...

Mesdames, ne jetez ni ne négligez vos restes de laine, aussi riquiquis soient-ils ; prenez un crochet, faites un petit carré de temps à autre, comme ça, l'air de rien. Vous verrez qu'un jour, quelque chose de beau s'épanouira... Et si le coeur vous en dit, fixez vous un objectif : un carré par jour, par semaine, par mois, ou 2, ou 5 ou 10... Vous vous surprendrez, je vous le garantis...

En presque 20 ans, j'en ai ainsi collectionné quelques uns (pas à un ryhtme aussi soutenu qu'à présent) réalisés suivant mes envies et mon inspiration.. Quelle joie lorsque je les ai retrouvés l'an passé, ils m'ont inspiré quelques jolis ouvrages (rappelez-vous les sacs 22 Claudine, la série de boîtes et le cube)

Bon je n'ai pas grand chose à vous montrer, cette fois, car en fait, j'avais simplement envie de bavarder...

Voici simplement un aperçu de mes encours au long cours :

 

PROJET 2012

 Oh, l'élégante boîte en carton !!!!


CARRE DECENTRE ETUDE

Aperçu ici d'une étude sur le carré décentré

J'ai trouvé chez Annette Petavy, un splendide plaid créé par Eclat du Soleil. Séduite autant qu'intriguée, je n'ai pas tardé à acheter la fiche explicative, pour comprendre comment ça marche... Puis, je me suis lancée dans ma version à moi, complètement à l'opposé des indications d'Hélène. Le résultat de mes tentatives n'est pas tout à fait une réussite, pas tout à fait un échec non plus, d'ailleurs, il faudra voir l'effet d'ensemble. J'ai bien aimé ces moments passés à chercher, faire, défaire, calculer, je me sentais un peu créatrice moi-même...

Et enfin, je ne passerai pas sous silence le fait que j'ai eu 53 ans il y a quelques jours et que j'ai été bien gâtée, voyez plutôt :

CADEAUX D'ANNIVERSAIRE

De la part de Sylvie, j'ai reçu une carte postale dans une belle enveloppe, les deux créées par elle, ainsi qu'une belle broche coquelicot,

De la part de Patricia, de la laine et une fiche explicative pour tricoter une écharpe, ainsi qu'un panier à ouvrages,

De la part de Marie-Claude, une écharpe et de la laine.

Voici l'écharpe de Marie-Claude, que j'ai bien sûr, enroulée autour de mon cou sans attendre :

ECHARPE MARIE CLAUDE

Photo signée Patricia qui dans de grands éclats de rire a voulu immortaliser ce bon moment passé ensemble.

Confidence pour confidence : je m'aime beaucoup sur cette photo où je me reconnais à 100%, fait rarissime !

Bon, il se fait tard, dehors il gèle encore à pierre fendre, le froid s'insinue autour de mes pieds, de mes mollets, malgré le chauffage qui, je l'entends bien, se met en pause de moins en moins souvent, c'est tout dire...

Allons, il est temps d'aller se pelotonner sous le plaid pour crocheter un peu, avant de replonger dans les dernières aventures de Chien Brun, personnage récurrent des nouvelles de Jim Harrison, cette fois, ce sont Les jeux de la nuit qui me procurent jubilation et dépaysement total.

J'espère vivement ne pas vous avoir lassées avec mon si long bavardage et je remercie celles qui sont restées jusqu'à ces lignes ultimes, je vous embrasse toutes et vous dis à bientôt !